OpenAI adopte une structure proche d’une entreprise traditionnelle et renégocie son partenariat avec Microsoft
OpenAI adopte une structure proche d’une entreprise traditionnelle
Après des mois de négociation, OpenAI reconfigure sa gouvernance. Fondée en 2015 comme organisation à but non lucratif, l’entité avait créé en 2019 une branche à but lucratif dont les investisseurs disposaient de droits limités et de retours plafonnés. L’objectif du changement est d’attirer davantage d’investissements.
La nouvelle architecture juridique
La branche lucrative devient OpenAI Group PBC (Public Benefit Corporation) et la branche à but non lucratif prend le nom d’OpenAI Foundation. Cette fondation détient des parts dans OpenAI Group PBC évaluées à 130 milliards de dollars. Dans son annonce, OpenAI indique que la fondation » contrôle l’entreprise à but lucratif … en gardant notre mission au centre de ses préoccupations « .
Pourquoi ce changement ?
Cette nouvelle structure doit permettre de lever des fonds supplémentaires pour la recherche et pour les infrastructures nécessaires au fonctionnement et au déploiement des modèles d’intelligence artificielle. ChatGPT compte déjà plus de 800 millions d’utilisateurs actifs par semaine, ce qui implique des besoins importants en ressources.
OpenAI n’aurait toutefois pas de projet immédiat d’introduction en Bourse, selon un représentant cité par Reuters.
Un accord décisif avec Microsoft
La transition a nécessité une renégociation avec Microsoft, qui avait investi 13,8 milliards de dollars dans OpenAI et reste partenaire stratégique. Après la recapitalisation, Microsoft détiendrait des parts évaluées à 135 milliards de dollars, soit près de 27 % d’OpenAI Group PBC.
Les deux organisations indiquent que l’accord conserve les éléments-clés du partenariat : OpenAI demeure le partenaire privilégié de Microsoft et Microsoft conserve des droits de propriété intellectuelle exclusifs et l’exclusivité de l’API Azure jusqu’à l’avènement de l’intelligence artificielle générale (AGI).
Modifications importantes du partenariat
- La validation de l’atteinte de l’AGI devra être effectuée par un groupe d’experts indépendants, car cette étape aurait des conséquences sur le partenariat.
- Les droits de propriété intellectuelle accordés à Microsoft sont prolongés jusqu’en 2032 et incluent désormais les modèles post-AGI, sous réserve de mesures de sécurité appropriées.
- Microsoft n’aura pas de droits de propriété intellectuelle sur les produits matériels développés par OpenAI (rappel : OpenAI travaille sur des produits conçus pour l’IA, en collaboration avec Jony Ive).
- OpenAI s’engage, dans le cadre du nouvel accord, à acheter pour 250 milliards de dollars de services Azure.
Conséquences et perspectives
La nouvelle structure et l’accord avec Microsoft devraient faciliter l’accès à des financements massifs pour soutenir la recherche et l’infrastructure d’OpenAI. Les protections et validations entourant l’éventuelle arrivée de l’AGI montrent également une volonté de formaliser les garde-fous et les droits entre partenaires dans un contexte technologique et stratégique sensible.
Points clés
- OpenAI transforme sa branche lucrative en OpenAI Group PBC, contrôlée par l’OpenAI Foundation.
- La fondation détient des parts évaluées à 130 milliards de dollars.
- Microsoft, investisseur majeur, détient des parts évaluées à 135 milliards de dollars (≈27 %) après recapitalisation.
- Les droits d’IP et l’exclusivité Azure sont clarifiés et prolongés, avec des dispositions particulières pour l’AGI.
- OpenAI s’engage à des achats Azure d’un montant de 250 milliards de dollars.
Articles connexes
IA et Immobilier : Comment l’Intelligence Artificielle Révolutionne le Secteur
Découvrez comment l’intelligence artificielle (IA) transforme le secteur immobilier, offrant des opportunités considérables et renforçant l’expertise humaine. L’IA est l’avenir !
Fusion Coursera Udemy : création d’un géant des MOOC
La fusion Coursera Udemy propose de créer un leader des MOOC valorisé 2,5 milliards. Détails sur synergies, impact IA, calendrier et étapes d’approbation.
HashJack : comment le fragment d’URL peut tromper les assistants IA des navigateurs
HashJack : comment le fragment d’URL peut tromper les assistants IA des navigateursDes chercheurs de Cato Networks ont identifié une vulnérabilite nommee HashJack qui exploite une partie souvent ignoree des adresses web : le fragment d’URL, situe apres le signe ‘#’. Cette faille permettrait de diffuser des instructions malicieuses localement dans le navigateur, que certains […]