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Interfaces cerveau-machine : Merge Labs d’Altman mise sur les ultrasons non invasifs

Publié le 28 octobre 2025 • Intelligence Artificielle

Le marché des technologies reliant le cerveau aux machines est en pleine exploration. Sam Altman, co-fondateur de Merge Labs, a présenté une initiative visant à permettre le contrôle d’ordinateurs par la pensée sans recourir à la chirurgie. Le projet place Merge Labs en concurrence directe avec des acteurs déjà présents, dont Neuralink d’Elon Musk.

Une approche non invasive basée sur les ultrasons

Contrairement à Neuralink, qui a commencé des essais humains avec des électrodes implantées dans le tissu cérébral, Merge Labs adopte une voie moins intrusive. L’équipe a recruté Mikhail Shapiro, chercheur réputé du Caltech, dont les travaux portent sur l’utilisation des ultrasons et, potentiellement, de la thérapie génique.

L’idée est de modifier la façon dont certaines cellules cérébrales émettent et reçoivent des signaux pour les rendre sensibles aux ondes sonores. Cette méthode viserait à établir une interface cerveau-ordinateur sans placer d’éléments métalliques ou étrangers dans le crâne, réduisant ainsi les risques liés aux implants.

Selon des spécialistes, une telle approche pourrait améliorer la sécurité des interfaces neuronales et accélérer certaines phases d’expérimentation à long terme. Sam Altman a par ailleurs exprimé publiquement sa préférence pour des solutions non invasives.

Un duel stratégique et financier

La compétition se joue aussi sur le plan financier. Merge Labs cherche à lever environ 250 millions de dollars, ce qui porterait sa valorisation à près de 850 millions de dollars, avec un apport attendu du bras d’investissement d’OpenAI et d’autres investisseurs privés.

La direction opérationnelle est co-assurée par Alex Blania, également PDG de Tools for Humanity, l’entreprise liée à Worldcoin. Ce duo souligne l’ambition de Merge Labs sur le long terme.

De son côté, Neuralink a levé des fonds plus importants – environ 650 millions de dollars – et est valorisée autour de 9 milliards de dollars. Ses premiers implants ont été posés chez un nombre limité de volontaires, ce qui laisse une marge de manœuvre aux concurrents. D’autres entreprises, comme Synchron et Precision Neuroscience, développent elles aussi des solutions alternatives.

La vision de la  » Merge  » et les défis à venir

Altman défend l’idée d’une intégration plus naturelle entre l’humain et l’intelligence artificielle, imaginant d’abord une interaction de type  » lecture seule  » (read-only), où l’on pourrait penser une demande et recevoir une réponse d’une IA comme ChatGPT. Le concept, appelé The Merge, remonte à 2017 et trouve aujourd’hui une expression concrète avec la création de Merge Labs.

Le choix des ultrasons et le recrutement de spécialistes visent à limiter les dommages aux tissus cérébraux. Néanmoins, aucune méthode n’a encore démontré de manière incontestable sa sécurité, sa rapidité et sa fiabilité pour traduire avec précision des pensées en signaux numériques exploitables.

Si le marché laisse entrevoir une croissance importante, les applications concrètes et généralisées pourraient mettre encore plusieurs années à se matérialiser. Pour l’instant, Merge Labs représente une option notable parmi les approches en compétition dans le domaine des interfaces neuronales.

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