Apple et ses services : un empire rentable sous la surveillance des régulateurs
En quelques années, Apple a développé un vaste écosystème de services qui pèsent désormais très lourd dans ses comptes. Apple Music, l’App Store et ses commissions, Apple Pay, Apple TV, AppleCare, le stockage payant d’iCloud, la publicité (qui devrait apparaître bientôt dans Plans) et surtout l’accord très lucratif avec Google forment un portefeuille d’activités récurrentes et extrêmement profitables.
Quels services composent cet » empire » ?
- Apple Music
- App Store (commissions sur les achats et abonnements)
- Apple Pay
- Apple TV+
- AppleCare
- iCloud (stockage payant)
- Publicité intégrée aux services, et à venir dans Plans
- L’accord avec Google pour être le moteur par défaut sur Safari
Un poids financier considérable
Selon des estimations reprises par le Financial Times, les services d’Apple devraient avoir généré environ 108 milliards de dollars durant l’année fiscale 2024/2025, qui s’est achevée fin septembre. Pour mettre ce chiffre en perspective : les revenus annuels des services d’Apple dépassent aujourd’hui ceux de groupes comme Disney, Tesla ou Tencent.
La croissance est rapide : ces revenus ont doublé en cinq ans. Ils représentent désormais un quart du chiffre d’affaires global d’Apple et, plus encore, la moitié des bénéfices du groupe. L’activité services est très rentable : la marge brute des services atteignait 75,7 % en mai dernier, contre 46,9 % pour l’ensemble des activités d’Apple.
Le rôle central de l’accord avec Google
Parmi ces revenus récurrents, l’accord passé avec Google pour rester le moteur de recherche par défaut dans Safari constitue une source majeure de recettes, évaluée à plusieurs dizaines de milliards de dollars par an. Cet arrangement a été menacé à certains moments par des mesures judiciaires visant Google, après des condamnations liées à des abus de position dominante dans la recherche en ligne ; malgré ces risques, le paiement destiné à garantir la place de Google est pour l’instant maintenu.
Des tensions réglementaires persistantes
Malgré la rentabilité de ce modèle, Apple fait face à une surveillance accrue des autorités de la concurrence en Europe, aux États-Unis et au Royaume-Uni. L’App Store, en particulier, est au centre des préoccupations des régulateurs, qui critiquent des pratiques considérées comme restrictives ou anti-concurrentielles. Cette pression institutionnelle fragilise certaines positions d’Apple, même si, pour l’heure, ses services continuent d’alimenter de manière importante ses résultats.
En conclusion, les services constituent pour Apple une source de revenus essentielle et en forte croissance. Leur rentabilité offre à l’entreprise une marge de manœuvre considérable, mais elle s’expose parallèlement à des défis réglementaires qui pourraient influencer l’avenir de ce modèle.
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